j'avais l'espoir :
J'avais l'espoir que, tu avais été placée sur ma route dans le but de mettre un terme à ma peine, aux ravages de mes douleurs. Les aiguilles avaient cessé de me transpercer le c½ur de part en part, et je crois que je peux aujourd'hui l'affirmer : je me sentais bien. Pour la première fois de ma vie, je pouvais offrir un sourire sincère à ceux que j'aimais. J'avais l'espoir. Je t'ai attendu longtemps, oui, longtemps avant ta venue. Et je n'ai pas cessé de d'attendre, après ton départ. ....Tu n'es jamais réellement partie, mais je le pressens depuis longtemps déjà... l'intuition maligne des c½urs encore tièdes s'est insinuée en moi, et m'a murmurée des mots terribles... tu ne m'avais jamais aimé, toi l'envoyé du Mal.tu as joué, Je te croyais synonyme de réconfort, mais tu fus celle de Malheur, Douleur, Tueur, et Mort. Mais je ne t'en veux pas....tu as souffert avant et tu te venges sur mon âme... Tu ne sais même pas ce dont tu as été l'objet. Tu ne sais pas même combien mon c½ur se meurtri par ta faute à chacune de tes paroles que tu penses innocentes. Mais sont elles vraiment innocentes, derrière le miroitement des apparences douceâtres , je cache une réalité si dure.... ? Parfois je me le demande... Alors je m'oublies à mes pensées lugubres, et je m'accable de mensonges et de non-dits. Je me créé mon propre malheur, et je ne parviens pas à cesser de le construire un peu plus chaque jour. Bientôt j'apporterai la dernière pierre à cet édifice de la souffrance, Autel du Sacrifice du Passionné, et j'y répandrais mon sang encore imprégné du rouge de mon amour déçu que tu m'as renvoyé sans vergogne., sans un mot ou un geste.
Ta froideur m'inspire une peur profonde à laquelle je ne peux mettre un terme sans une grâce de ta part. Quelle ironie ! De quelle grâce s'agit il ici ? Suis-je un simple condamné qui n'attend que la sentence de son juge et bourreau , toi? Non, je suis plus que ça, je suis celui qui est prêt à donner sa vie pour toi, à tout abandonner ! Je ne mérite pas de ramper à tes pieds comme un lamentable résidu d'une passion inassouvie... Et pourtant... je me traîne jusqu'à toi dans une marre de sang qui laisse des traces jusque dans mes os, car il n'appartient pas à une victime, c'est un sang versé par la mort elle-même, qui ne supporte plus d'entendre les appelles qui sont miens... la mort semble être la seule porte qui puisse m'offrir une libération à toute cette souffrance, et pourtant je m'y refuse car je te veux, je veux pouvoir te dire que je t'aime. Peu importe... tout ceci n'est que mirage... je ne trouve pas l'oasis... ne je trouve pas l'eau qui me permettra de tenir jusqu'à la dernière issue... je ne veux pas mourir en chemin... et tu m'accable de tes mots durs tel le soleil qui brûle la peau des voyageurs imprudents, et les éblouit de sa splendeur dorée... sa luminescence est pareille à la tienne qui jaillit de ton être tout entier ; mon Soleil décline, le Crépuscule de ma Passion commence... et déjà mon c½ur s'élance dans le vide... Je sens les aiguilles qui reviennent le pourfendre. Il a perdu son armure, sa force, sa vitalité. Elles s'en sont allées, tu me les as reprise, et à présent je dépose les armes. Je voudrais tant te serrer une dernière fois, mais je ne peux pas. Mes bras se referment sur un vide tranchant qui m'est familier, ne trouvant pas le réconfort à leurs pleurs étouffés. Je ne pourrais jamais cessez de t'aimer...mais un jour, je me tiendrai face à toi, reconstruit et je te dirai, c'est fini.